samedi 19 avril 2008

Pénélope - critique -

Une sorcière a jeté un sort sur la première fille qui naît dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Pénélope est une romantique. Elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le Monde. Elle découvrira que le mauvais sort, il faut l'ignorer et s'accepter telle qu'elle est.
Il fallait avouer que j'étais parti avec des a priori avant de me rendre au cinéma pour aller voir le film : comédie romantique soupe guimauve et acidulée de couleurs flashy, quelques éléments empruntés à Tim Burton au vu de la bande annonce... Pourtant, c'est avec une agréable surprise qu'on ressort de la projection. Oui, c'est un monde où tout le monde il est beau et gentil ; toutefois, le film arrive à faire passer un message très fort : "Tu es ce que tu es, et accepte toi tel que tu es". Emmenée par la délicieuse Christina Ricci, "Pénélope" décrit comment une petite fille, issue d'une famille aristocratique, vit mal sa vie à cause d'une bête malédiction qu'elle doit subire à cause de ces ancêtres. Elle possède un groin et des oreilles de cochon. Dans un monde gangrené par les apparences, Pénélope vit donc recluse entre les quatre murs de son château en attendant le baiser du prince charmant.
Le film est distinctement divisé en deux parties : Pénélope chez elle, et Pénélope chez nous (dans le Monde). Autant la première partie est quelque peu ennuyeuse et se perd dans des discours bavards qui n'en finissent plus, autant la seconde partie est originale et drôle. On découvre comment Pénélope évolue dans son époque, tout en cachant son apparente laideur, car heurterait le schéma naturel de beauté dans lequel s'est construit la société. Tout le film est bâti sur la profonde richesse intérieure de son personnage Pénélope : elle s'habille toute en couleur, et sa chambre sort tout droit d'un conte de fées. A l'inverse, le prétendant qui ne cessera de la traquer habite un immeuble entièrement blanc, sans style ni personnalité.
Bref, un beau petit film pour les petits et grands en manque de féerie, qui redonne forcément le sourire.

2 commentaires:

JS a dit…

Comme je t'ai dit, je suis hyper dubitatif quant à ce film. J'adore les contes d'ordinaire, mais ce qui me gène ici, c'est le coté je suis laide et je m'assume dans ce monde brutal.
Je préfère les contes où l'on se fiche de l'aspect physique dès le début, mais où la condition sociale de chacun est plus importante et fera naitre l'amour entre des gens initialement pas destinés.

Bref, pour être plus clair, je suis plus un fada de Cendrillon que de la Princesse et la Grenouille.

Pour conclure, vive Shrek dont l'immoralité envoie bouler les codes du conte gnangnan: les moches resteront moches et se marieront entre moches, l'essentiel c'est que l'on s'assume et qu'on accepte la condition de l'être aimé ! Ca c'est du conte moderne !

Au moins, le film dont tu parles est drole :) Et son actrice principale, charmante même avec un grouin de cochon

Tom-tom a dit…

Oui ! Malgré tout, les contes modernes, y'a que ça de vrai !
J'avoue être beaucoup plus Shrek aussi que Pretty Woman lol !
Mais dans le film ici, elle finit avec un plombier à la fin(spoiler fatal mais c'est pour te montrer que même ici ils dépassent leur condition sociale). Enfin un plombier qui possède pratiquement un loft en plein coeur d'une ville ! hum hum Pas très crédible..

Merci pour ton beau commentaire en tout cas :)